Présentation du Calendrier 2027
Le 7 novembre 2026, dans la salle d’honneur de la mairie d’Arles, la reine du pays d’Arles Amélie Laugier et ses demoiselles d’honneur ont dévoilé le calendrier 2027 de Festiv’Arles. Cette année, le bouquet d’images est signé de l’artiste internationale Jamie Beck. C’est aussi un dernier album de souvenirs pour ce quatuor qui arrive au terme de son règne.

Au travers des prises de vues, la salle d’honneur avait des airs de jardin en fête. Autour de la reine Amélie Laugier et de ses demoiselles d’honneur — Faustine Bret, Nina Graillon et Salomé Espelly — les amoureux des traditions arlésiennes étaient venus nombreux pour découvrir le calendrier qui accompagnera l’année 2027. Le rendez-vous est désormais bien ancré dans la vie du règne. Celui-ci gardera une fragrance particulière, étant le dernier calendrier de leur règne.
Accueillis par la première adjointe au Maire et récemment nommée vice-présidente du conseil départemental Mandy Graillon, les invités ont d’abord entendu des mots de gratitude pour ces quatre jeunes femmes, présentes « de tous les rendez-vous », des plus festifs aux plus émouvants. Le maire, retenu par la fatigue de sa récente ambolie pulmonaire, n’a pu être là, mais Mandy a su retranscrire sa gratitude, saluant leur engagement sans faille et leur disponibilité, une gageure alors qu’elles n’était que quatre. Le choix du thème l’a comblé mettant à l’honneur les fleurs, le costume, et "un territoire extraordinaire où tout est matière à émerveillement. La lumière si particulière de la Provence".
Une pensée a également été adressée à Guy Rouvière, membre du Festival récemment disparu.
Un langage de fleurs et de traditions
Pour cette édition, la reine et ses demoiselles ont choisi les fleurs. Un thème tout en couleurs et en délicatesse, qui fait écho à l’élégance du costume et à l’art de composer une silhouette où chaque détail raconte quelque chose. Les images de Jamie Beck, photographe américaine installée en Provence, jouent avec la lumière et la poésie. Elles célèbrent à la fois les fleurs et celles qui portent fièrement le costume d’Arles.
Au-delà de leur beauté, les fleurs ont aussi une histoire intime pour Amélie. Sa mère et sa grand-mère sont fleuristes ; elles lui ont transmis le goût des belles choses, le sens du détail et le soin du travail bien fait. Elle le souligne "une fleur, comme toute chose que l’on souhaite rendre aux belles, mérite de l’attention, de la patience et du soin". Ce calendrier est ainsi, en partie, un hommage familial — une façon de faire entrer cet héritage dans une aventure vécue sous le regard du public.
O Sànti Mario,
Que poudès en flour
Chanja nòsti plour,
Clinas lèu l’auriho
De-vers ma doulour !
Frédéric Mistral
La reine a évoqué les étapes du développement d’une fleur pour raconter ses trois années de règne : la graine des débuts, les racines qui s’installent, la floraison des rencontres et des moments partagés, puis le temps de laisser d’autres fleurs grandir. À l’approche de 2027, le passage de relais se dessine. Pour autant, la fin d’un chapitre n’efface pas ce qui a été vécu. « Les plus belles choses ne disparaissent pas lorsque leur saison s’achève », rappelle Salomé : elles continuent autrement, dans les souvenirs et dans les liens tissés.
Depuis 1930, reines et demoiselles d’honneur ont ainsi contribué, chacune à leur manière, à faire grandir un même jardin. Une image qui parle aux gens de tradition : celle d’un héritage vivant, nourri par les générations, où chaque personnalité apporte sa couleur sans rompre le fil. Toutes sont différentes, mais composent un bouquet coordonné "Chacune possède sa propre personnalité, son charme, sa singularité, et finalement, un peu comme nous, chacune est différente mais toutes réunies." mentionne Faustine. Nina les nomme : "la fleur de Lys, la Rose des sables, le Bouton d’Or et la Fleur de Peau ont fait trois ans de chemin pour avancer, progresser et grandir ensemble." et termine sa dice dans un anglais parfait pour remercier la photographe.
Un travail collectif, jusque dans les petits détails
Jamie Beck a reçu les remerciements chaleureux des jeunes femmes pour son regard, sa patience et sa sensibilité. Elle a, de son côté, confié sa reconnaissance de pouvoir raconter en images une culture et des traditions qu’elle découvre peu à peu.
Les familles, les mamans et les amies ont, elles aussi, été saluées : derrière une photographie réussie, il y a souvent des mains qui arrangent une fleur, ajustent un costume ou tiennent une branche le temps de trouver la lumière juste.
Karine Roux, fleuriste, a apporté ses conseils pour les compositions du calendrier. Les bénévoles de Festiv’Arles, sa présidente Josiane Arnaud et tous ceux qui ont accompagné le projet ont également été remerciés. Car le calendrier ne se fabrique pas seul : il est le fruit de rendez-vous, d’heures de préparation, de patience et de cette entraide discrète qui fait tenir les traditions.
La soirée s’est achevée dans l’esprit du moment : place aux dédicaces, aux échanges et aux retrouvailles. Les calendriers sous le bras, chacun repartait avec un peu de cette lumière provençale — et le sentiment d’avoir tourné une page sans refermer le livre. À l’horizon, l’élection de la prochaine reine en 2027 promet déjà une nouvelle floraison.
Les Discours
Pour lever le voile
Installée en Provence Jamie Beck partage sa passion sur Instagram. Retrouvez les rushes du calendrier sur sa page https://www.instagram.com/jamiebeck.co/