Grangère

Costume de Grangère du XIXe siècle, Comtat Venaissin, porté par Sandra Pansin

- Terroir  : Comtat Venaissin

  • Epoque  : début 19ème siècle
  • Rang social : grangère
  • Lieu  : Pernes
  • Datation  : 1814

Composition du costume

La coiffe en coton blanc possède une passe et un fond brodés au point de noeud, on remarque une couronne et une fleur de lys qui font penser que la famille voulait montrer son soutien à la royauté. Elle a été datée grâce à ces broderies (1814). La passe est bordée d’une dentelle de Lille faite à la main.
Les dessous : la chemise à liste festonnée est en toile de chanvre, le corset lacé en piqué blanc ainsi que les poches volantes. Les bas sont finement ornés.
Le jupon en piqué sec possède un volant brodé d’un feston.
Le caraco court est en coton imprimé “oeil de paon”
La jupe piquée date du début du 19ème siècle. La ceinture est montée à plis plats. La composition aérée à fond blanc donne une grande élégance à l’ensemble. Les couleurs sont restées éclatantes. L’envers est constitué de plus de 70 morceaux de tissus différents.
Le fichu est en mousseline de coton brodée (Pernes)
Le tablier est en soie.
Les bijoux :
Sandra porte une croix dévote du 18ème siècle. L’avers est en argent, le revers en or et les pierres sont taillées en table. Les boucles d’oreilles sont des dormeuses avec breloque. Le clavier en argent possède un crochet ciselé en forme de lyre, à l’extrémité de la chaîne, une paire de ciseaux.
Accessoire : c’est une cape d’indienne de la fin du 18ème siècle, bordée d’une large bande froncée formant un volant qui fait le tour de la cape avec son capuchon. Cette bande appelée “la polonaise” donne son nom à la cape. Elle est doublée d’une toile de Jouy imprimée à la planche de cuivre dans des camaïeux de bleu.

Documents :

  • Cape : Dessin de Laurens, album de 1848, bibliothèque de Carpentras
    Envers cape : Musée Drapier à Pernes-les-Fontaines
  • Photos de la coiffe et de la jupe.
Costume de Grangère du XIXe siècle, Comtat Venaissin, porté par Sandra Pansin
Par Marie-Christine le 13 juillet 2008